Sylvia Huang : « J’avais envie d’aider avec mon violon »

L’heure de la Terre approche. L’ « Earth Hour » est, selon le WWF (le « World Wildlife Fund »), la plus grande mobilisation mondiale pour la protection de l’environnement. Chaque année, des milliers de monuments emblématiques sont éteints pendant une heure pour rappeler que la protection de la planète est l’affaire de tous. Le samedi 28 mars, l’événement fêtera ses 20 ans, avec – notamment – un concert de Sylvia Huang à Waterloo. La violoniste belge a en effet publié un disque dont les revenus profitent à l’association, un disque classique, dans le meilleur sens du terme, composé d’œuvres inspirées par les saisons. On y entend des pièces des Françaises Lili Boulanger et Camille Pépin, du Belge Eugène Ysaÿe, de la Croate Dora Pejačević, du Finlandais Einojuhani Rautavaara ou du Norvégien Edvard Grieg, toutes interprétées avec brio. Sylvia Huang explique ce projet…

De quelles envies est né ce disque ?

Sylvia Huang : « Depuis que je suis toute petite, je suis complètement amoureuse de la nature. J’adore passer du temps dehors. C’est vraiment essentiel dans ma vie. Là, avec l’état actuel des choses, la crise climatique, l’effondrement de la biodiversité… Je ressens de l’écoanxieté. Je me suis demandé ce que je pouvais faire à mon niveau, avec la musique. J’ai déjà aidé des associations mais, là, j’avais envie d’aider avec mon violon. L’idée de faire un disque en lien avec la nature, qui soutiendrait une organisation qui se bat pour la biodiversité m’a paru une évidence. Je voulais sensibiliser les gens, et dans mon milieu et au-delà. »

Selon quels critères avez-vous choisi les titres ?

Sylvia Huang : « Il me semblait fondamental que les pièces soient en lien avec la nature. Il se trouve que j’aime beaucoup aller fouiller dans le répertoire violonistique méconnu. J’avais en tête depuis plusieurs années une liste d’œuvres à propos des saisons. Ce sont des pièces que je trouve magnifiques. Je suis parvenue à construire un programme qui va de saison en saison. »

Vous jouez notamment une pièce de la compositrice contemporaine Camille Pépin. Vous la connaissez ?

Sylvia Huang : « Non mais j’ai été en contact avec elle. Autumn rhythm n’avait encore jamais été enregistré. Je lui ai demandé si elle était d’accord pour que je l’enregistre en première mondiale. Evidemment, elle était ravie. J’aime beaucoup ses compositions. Elle est elle aussi une fervente défenseuse de la nature. Son œuvre se base beaucoup sur ses observations. C’était un lien de plus avec ce disque. Elle m’a écrit ensuite qu’elle aime beaucoup l’interprétation. On s’est raté de peu à Bruxelles mais on se verra un jour. »

Comment s’est passée votre collaboration avec le WWF ?

Sylvia Huang : « Très bien. C’est une équipe de rêve ! J’avais envie de les soutenir. J’ai juste envoyé un mail à l’adresse qui était indiquée sur leur site et j’ai reçu une réponse immédiate, très enthousiaste. La collaboration se passe de manière très fluide. La semaine prochaine, on donne un concert pour eux à la Chapelle musicale Reine Elisabeth, une institution musicale assez prestigieuse située à Waterloo, en plein milieu de la campagne. On y joue pour la Journée de la Terre, au profit de WWF. L’association bénéficie aussi de la vente des disques. Ce soir-là, on espère toucher un public plus large, pas uniquement lié au WWF, pour qu’il y ait une prise de conscience. »

Photo de têtière : François Mauger
Pour aller plus loin...
Le site web de Sylvia Huang

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