[Université Paris 8] A écouter : Gojira

Photo naturaliste
En 2026, l'équipe de 4'33 Magazine poursuit sa collaboration avec des étudiantes et des étudiants de l'Université Paris VIII, dans le cadre du cours de Makis Solomos sur la dimension écologique de certaines pratiques musicales. Plusieurs étudiantes et étudiants ont souhaité écrire un article. Nous publions ici celui de Yohan Brouillet.

Gojira est un groupe de deathcore, un sous-genre du heavy-metal. Il a été fondé en 1996 sous le nom initial de « Godzilla », avant que des problèmes de droits d’auteurs ne pousse à adopter le nom définitif. Gojira est composé de 4 musiciens : à la guitare et au chant Joseph (Joe) Duplantier, à la batterie Mario Duplantier, à la guitare Christian Andreu et à la basse Jean-Michel Labadie. En 2024, ils gagnent en popularité grâce aux Jeux Olympiques, où ils sont invités à prendre part à la cérémonie d’ouverture.

L’engagement écologique de Gojira s’exprime d’abord par les textes. La pollution des océans ou le changement climatique sont des thématiques importantes pour le groupe, abordées notamment dans leur troisième album, From Mars to Sirius. C’est l’album le plus engagé du groupe et le plus explicite sur ces sujets.

Les messages, bien que souvent tournés de manière poétique et indirecte, sont compris par leurs fans. Les musiciens ne profitent pas de leurs tournées ou de leurs concerts pour tenir un vrai discours pro-écologie. Leur engagement se traduit concrètement dans leurs liens avec des associations comme Sea Shepherd et l’APIB (Articulation of Indigenous Peoples of Brazil).

Joe Duplantier, le leader du groupe, a avoué à l’occasion d’une interview dans le journal Le Monde en 2025 qu’il ne calculait pas l’empreinte carbone du groupe lors des tournées. Cependant, le groupe cherche à s’améliorer. En 2026, aucun changement n’a été observé. Les membres du groupe communiquent peu d’informations sur leurs propres engagements. Nous savons que Joe Duplantier est devenu végan. Le leader du groupe reste humble vis-à-vis de son engagement, d’où leur soutien financier pour des associations.

Le message qu’ils tiennent donne peut-être l’impression d’être convenu, mais, grâce à la notoriété du groupe, il peut aider à changer les choses, ne serait-ce que modestement. Enfin, le groupe n’a jamais rien communiqué sur la question de l’écologie du bruit. L’intensité de leurs concerts et leur volume sonore élevé est même leur marque de fabrique. Le but du groupe est de proposer un spectacle visuel et auditif marquant, sans rechercher à marquer les esprits par l’engagement écologique qu’ils disent avoir.

Photo de têtière : François Mauger
Pour aller plus loin...
Le site web du département musique de l'université Paris VIII

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